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Le parc naturel marin du golfe du Lion :

Publié le par Mariana-Hélène Firdion

Le parc naturel marin du golfe du Lion  doit sa création au décret n° 2011-1269 du 11 octobre 2011 portant création du parc naturel marin du golfe du Lion. 

L’étendue du parc           

Le parc couvre 4019 km2 d'espace marin pour environ 100 km de côtes. 
Le périmètre s’étend de Leucate, au Nord, aux limites des eaux sous souveraineté française au sud.
Au large, il comprend les trois canyons sous-marins Lacaze-Duthiers, Pruvot et Bourcart.
 Ce périmètre tient compte des données scientifiques, des réalités socio-économiques, des contraintes de gestion et de la contribution des acteurs locaux lors de la construction du projet de parc.
Le périmètre du parc permet de répondre à deux ambitions :
- la cohérence écologique : il intègre l'ensemble des habitats naturels de Méditerranée, écosystèmes interdépendants, et propose une gestion appropriée de ces richesses naturelles ;
- l'identité socio-économique : il correspond à un bassin d'activités professionnelles (pêche, transport maritime, etc.) et de loisirs (plongée, plaisance, pêche, etc.).

Des canyons sous-marins d’une exceptionnelle richesse 

En 2008, l’Agence des aires marines protégées a lancé une vaste campagne scientifique d’exploration des canyons de Méditerranée qui a permis : 
- d’obtenir un état de référence des écosystèmes de ces vallées sous-marines ;
- de confirmer les arguments scientifiques qui plaidaient pour leur prise en compte dans le périmètre du parc naturel marin.
Situés à plus de 20 km de la côte, les trois canyons sous-marins (Lacaze-Duthiers, Pruvot et Bourcart) compris dans le périmètre du parc ont été explorés entre 200 et 500 m de profondeur.
Les résultats obtenus localement ont confirmé le caractère exceptionnel et l’intérêt de ces canyons en termes de patrimoine et de ressources naturels.
Grâce aux plongées effectuées en sous-marin et engin télécommandé (ROV), le canyon Lacaze Duthiers apparaît comme le plus exceptionnel par la richesse et la diversité de ses habitats et de sa faune.
Des coraux profonds d’eaux froides (Madrepora oculata, Lophelia pertusa, Desmophyllum cristagalli, Dendrophyllia cornigera) ont été identifiés. Ces coraux, rares, sont protégés par des conventions internationales.
35 espèces remarquables ou menacées ont été recensées au total, tant en surface (oiseaux, mammifères marins) qu’en profondeur, dont par exemple un requin Centrine. 
11 espèces commerciales de poissons et de crustacés ont été observées.
Les canyons sont le refuge de beaucoup d’espèces qui y trouvent nourriture, abri et conditions propices pour se reproduire et se développer. Cette richesse du milieu est attestée par la présence simultanée des prédateurs supérieurs que sont les oiseaux et les mammifères marins.
Ils constituent de véritables oasis de vie pouvant contribuer de manière déterminante au bon fonctionnement des écosystèmes des zones côtières et du plateau continental adjacents (biodiversité, abondance…).
Les traces des activités humaines ont été observées, de nombreuses palangres ainsi que des déchets de toute nature (plastiques, ferrailles, débris de chalut, …) s’accumulent. Ces déchets n’étaient pas visibles dans les années 60. Les canyons sont fragiles et sont affectés par les activités humaines telles que la pollution et certaines formes de pêche.

Les objectifs du parc 

Sur les dix espèces sous-marines qui bénéficient d’une protection en France, huit sont présentes dans le périmètre du parc : le mérou brun, la posidonie, l’oursin diadème, la grande nacre, la datte de mer, la grande cigale, la tortue caouanne et les cétacés. La présence d’autant d’espèces protégées confirme le caractère d’exception de cette partie du golfe du Lion occidental.
Le Parc doit devenir une zone de référence, pour l’acquisition de connaissances et le suivi du milieu marin et de ses écosystèmes comme pour la diffusion des informations auprès des acteurs concernés et de la population.
Espace maritime précieux, d’une fragilité renforcée par la proximité de la surface de certains écosystèmes, cette partie occidentale du golfe du Lion est également très convoitée.
Sensible aux pollutions, aux pressions touristiques et industrielles et aux conséquences des activités maritimes, cet espace maritime doit être protégé, afin de mieux résister aux bouleversements naturels.
Le Parc doit introduire dans la gestion de son périmètre une cohérence qui favorise un développement des activités humaines compatible avec l’exigence de préservation du patrimoine naturel marin.
La mer est un facteur essentiel du développement économique local. Les activités maritimes sont en pleine évolution : aux économies traditionnelles (pêche, commerce, transport de passagers, etc.) se superposent des activités nouvelles, principalement associées au développement touristique.
Les effets de ces activités sur le milieu naturel sont mal connus. Il est pourtant indispensable de concilier le développement économique de cette région et la préservation de la biodiversité marine.

Texte de www.aires-marines.fr
Photo CC0 Public Domain.

Le parc naturel marin du golfe du Lion :
Le parc naturel marin du golfe du Lion :